Les ouvrages présentés dans cet article seront mis progressivement en rayon, durant les mois à venir.
Si un titre en particulier vous intéresse, n’hésitez pas à le demander à vos bibliothécaires !
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Si un titre en particulier vous intéresse, n’hésitez pas à le demander à vos bibliothécaires !
Or donc, voici le héros revenu, cinq ans après New et sa poignée de titres lâchée en obole. Et Sisyphe repart en promo gaiement pour cet opus qui divisera. D’un côté que dire d’un type qui a forgé les tables de la Loi ? Il se répète, tout ici pourrait se retrouver sur ses cinq premiers disques, hormis certains sons et quelques cordes à la Björk.
Alors Papi Paul bégaye ? Non car de l’autre côté on a affaire à un album divers mais dense où tout est bon (rare chez lui : Ram, Band & Chaos, pas plus).
Et sa voix morte ? En puissance il pousse toujours le bougre (« Caesar rock », magnifique lien entre « Smile Away » et Talking Heads) mais en douceur, on souffre ensemble. Sinon le long morceau anti Trump à tiroirs tient plus que la route, bien supérieur à ce qu’il a pu livrer ailleurs (« Morse Moose »…), idem pour le medley final.
Astuces, maîtrise, pêche, finesse, MÉLODIES. Le carton est plein et le choc tel qu’on peut presque parler d’aboutissement. N’importe qui (Lemon Twigs ?) aurait écrit le moindre de ces titres, on hurlerait au génie… En tout cas, une paye qu’on n’avait pas écouté un nouveau Macca dix fois d’affilée en deux jours. Impressionnant !
Titre « I don’t know » extrait de l’album
FICHE TECHNIQUE : Titre : Egypt station Artiste : Paul McCartney Label : Capitol Records Année de publication : 2018 Cote : 2 MCC
« L’esclavage était une gangrène qui nous menaçait tous, sa logique consistant à redéfinir la nature humaine à sa guise. »
Il y a des livres dont vous appréciez la lecture.
Il y a en d’autres qui vous mettent de véritables claques.
Un océan, deux mers, trois continents fait partie de ceux-là. Son style tragique et puissant, la gravité de son sujet, en font un véritable chef-d’œuvre.
On pourrait réduire l’ouvrage de Wilfried N’Sondé à une énième dénonciation de l’esclavage. Ou comment un authentique prêtre congolais du XVIème siècle est envoyé en ambassade auprès du Pape, et découvre l’horreur du commerce humain sur le navire négrier censé le transporter. Son périple ne lui épargnera aucune vicissitude ni aucune désillusion. Réduit à l’impuissance, il fera néanmoins preuve d’une détermination sans faille en ne perdant pas de vue sa mission, dans laquelle il voit le salut du peuple africain.
Mais le thème prédominant de Un océan, deux mers, trois continents est peut-être moins l’esclavage que la violence. Violence d’une époque en particulier et de l’Homme en général. Parce qu’il n’y a pas que les Africains qui souffrent de la situation. Et qu’il n’y a pas que les Européens qui profitent du trafic. N’Sondé n’hésite pas à dénoncer l’implication des premiers comme le calvaire des seconds. Tous sont les maillons d’un système infernal qui broie l’humain et le transforme en instrument, en accessoire ou en objet. Un procédé qu’utilise une autre institution présente dans le livre : l’Inquisition.
Au milieu de tant d’atrocités, N’Sondé nous accorde quelques bouffées d’oxygène. D’abord par le souvenir d’une Afrique lumineuse et syncrétique, image du paradis perdu. Ensuite par l’aventure, car le périple du prêtre Dom Antonio Manuel, né Nsaku Ne Vunda, en reste une. Enfin, par ces fragiles lueurs d’humanité rencontrées au milieu de l’horreur, l’une d’elles portant le nom de Martin…
FICHE TECHNIQUE : Titre : Un océan, deux mers, trois continents Auteur : Wilfried N'Sondé Pays : Congo 1ère année de publication : 2018 Éditeur : Actes Sud Cote : RH. NSO
Des fameux bonbons cambrésiens, Les bêtises en ont la fraîcheur et la douceur. Juste ce qu’il faut de sensibilité pour aborder un sujet délicat : l’adoption. François (Jérémy Elkaïm, lunaire et désarmant de candeur) est prêt à tout pour rencontrer sa mère biologique. Même à se faire passer pour un serveur embauché à l’occasion d’une fête donnée chez elle. De maladresses en bévues, cet invité surprise va chambouler la réception, qui va prendre une tournure pour le moins inattendue…
Premier film des sœurs Philippon, cette comédie porte un regard tendre sur la famille, ses petits secrets et ses gros arrangements. Et quelle famille : Jacques Weber (le père, débonnaire), Anne Alvaro (la mère), Jonathan Lambert et Alexandre Steiger (les frères) y campent une galerie de personnages haut en couleurs. Sans oublier Sara Giraudeau, la (pauvre !) barmaid et binôme de François pour qui elle va vite prendre fait et cause malgré sa gaucherie…
Et l’oncle ? C’est Tati bien sûr, dont la fantaisie et le burlesque imprègnent le film. Sa folie douce infuse petit à petit, jusqu’à une scène finale désopilante… Un film léger et pétillant comme du champagne !
Référence Les bêtises, de Rose et Alice PHILIPPON (2015) Cote : F PHI
L’inénarrable Lewis Trondheim, l’auteur aux presque deux cents albums (plus de cent disponibles à la Médiathèque) était présent samedi 22 septembre en nos murs pour une rencontre-dédicace. Son épouse Brigitte Findakly, coloriste et auteur des Coquelicots d’Irak, était là elle aussi. Le public présent (une trentaine de personnes) a d’ailleurs été particulièrement sensible à cette dernière œuvre qui a été longuement évoquée. Lewis en a assuré la partie graphique, délaissant pour un temps le style animalier. L’attachement de Brigitte aux Coquelicots d’Irak, qui s’inspire de son enfance passée dans ce pays, était palpable.
Lewis Trondheim a ensuite évoqué son travail, mais également sa formation en autodidacte. À cette occasion, il a encouragé le public à ne pas censurer ses impulsions artistiques et à dessiner le plus possible d’après nature. Pour lui, c’est une des clés du progrès. Puis Lewis est revenu sur son rôle d’éditeur qu’il joue non seulement chez l’Association, maison qu’il a cofondée en 1990, mais également pour le compte d’autres célèbres enseignes lui ayant confié la direction de collections. L’auteur n’a pas caché la liberté dont il jouissait dans cet exercice. Il a confié qu’il choisissait les livres à éditer non pas en fonction de leur potentiel commercial mais à l’affect.
Au fil de la conversation, d’autres grands noms de la bande-dessinée ont été mentionnés, notamment Marjane Satrapi (Persépolis) ou Joann Sfar (Le chat du rabbin), l’anecdote la plus croustillante restant le quiproquo provoqué par Riad Sattouf (L’arabe du futur, Les cahiers d’Esther) avant la décoration de Lewis comme Chevalier des Arts et des Lettres.
En conclusion de la rencontre, Brigitte Findakly et Lewis Trondheim ont répondu aux questions de l’assistance, puis ont dédicacé leurs albums pour le bonheur de tous.
Un immense merci aux deux auteurs, pour leur disponibilité, leur gentillesse et l’humilité qu’ils ont su conserver malgré l’immensité de leur œuvre et les multiples distinctions qu’ils en ont tirées.
Merci également au public présent, à Frédéric pour avoir partagé ses photographies, et à notre partenaire la Librairie Azimuts !
PS : nous savons maintenant à quelles espèces appartiennent les oiseaux qu’utilise Lewis Trondheim pour représenter son épouse et lui-même. Une perruche pour Lewis, une cigogne pour Brigitte… avis aux amateurs !
Téléchargement de la liste des titres au format PDF
L’Audiofil 070 a eu lieu samedi dernier (le 29 septembre) avec 16 participants. Pour cette première de la saison, nous avons balayé les nouveautés de tous genres et inauguré les points techniques de cette année avec la gamme pentatonique (5 notes) aidés visuellement par Bobby McFerrin, son sens de l’improvisation et de la pédagogie.
Vous retrouverez tous les morceaux diffusés pendant la séance dans la playlist ci-dessus, notamment le générique de la série télévisée Le maître du haut château dont nous avons longuement parlé.
Comme un fait exprès, le livre éponyme de Philip K. Dick, qui a servi de base à la série télévisée, est la clé de voûte de notre thématique sur l’Uchronie.
Coup de pub opportuniste ? Non, seulement info…
Le 2 juin dernier, le Français Thomas Pesquet, 38 ans, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la station spatiale internationale. La réalisation d’un rêve d’enfant pour ce type hors-norme qui après avoir été sélectionné parmi 8413 candidats, suivit une formation intense pendant 7 ans, entre Cologne, Moscou, Houston et Baïkonour…
Marion Montaigne dresse, dans ce « presque » roman graphique, un portrait très imagé, un rien parodique, intéressant et drôle de l’astronaute Thomas Pesquet. Avec un style très loin du dessin académique, Marion Montaigne contribue pourtant à faire comprendre tous les aspects du quotidien d’un astronaute.
Elle nous invite à suivre les longs préparatifs de son vol, à l’ESA, au CNES, à la Nasa (USA), à la cité de l’espace et au centre Youri Gagarine en Russie. Elle raconte sa vocation, son admission, ses attentes, sa formation, ses doutes, sa vie quotidienne, ses compagnons d’équipage pendant et après son séjour dans l’espace, achevé début juin 2017.
Cette histoire, pour laquelle Thomas Pesquet a laissé carte blanche à Marion Montaigne tout en portant un regard complice, n’est pas une BD documentaire « ordinaire », mais un ouvrage de vulgarisation – un peu déjantée – sur la mission Proxima et ses enjeux.
Extrait à découvrir sur le site de l’éditeur
Références : Titre : Dans la combi de Thomas Pesquet Auteur : Marion Montaigne Éditeur : Dargaud Année de publication : 2017 Cote : BD MON
« Les choses changent, les choses passent, et c’est bien ainsi. Ce n’est pas l’homme qui ajoute ou qui retranche, c’est la nature. »
Qui n’a jamais eu envie de tout plaquer pour se mettre au vert ? Certains osent sauter le pas, écœurés par le rythme de dingue que nous impose la vie citadine. Au Japon aussi, on observe ce phénomène. Là-bas comme ailleurs, le retour à la campagne est motivé par un besoin d’authenticité. C’est devenu tellement tendance que même les mangas s’emparent du sujet.
Mais La péninsule aux 24 saisons n’est pas un manga. C’est un roman à caractère autobiographique. On pourrait même le qualifier de réflexions. Mieux encore de méditations, pour rester dans l’ambiance zen. Ces méditations sont inspirées par l’installation de l’auteure sur la presqu’île de Shima, loin de la folie de
Tokyo. Pendant un an, l’auteure va vivre au rythme de la nature et de ses vingt-quatre saisons, dont elle découvre le principe grâce à un calendrier traditionnel. Les vingt-quatre saisons tiennent davantage compte des multiples changements de la nature. Elles guident pas à pas celui qui tire sa subsistance de la terre.
Dans la presqu’île de Shima, on réapprend la lenteur. Les petites choses qui s’y déroulent sont anodines : le rucher de la voisine, la vieille barque échouée dans le marais, les moustiques et la chaleur assommante, la décharge sauvage, le séjour de la mère vieillissante, les lucioles à la nuit tombée, la fête au milieu des bambous, le cimetière des camélias… autant de tableaux qui poussent l’auteure à s’interroger sur la vie -la sienne et celle des autres-, sur la mort, sur tout ce qui passe, s’enfuit, s’écoule, ainsi que sur le rapport de l’homme à son environnement.
Simple et poétique comme un haïku.
FICHE TECHNIQUE : Titre : La péninsule aux 24 saisons Auteur : Mayumi Inaba Pays : Japon Editeur : Philippe Picquier 1ère année de publication : 2014 Cote : R. INA
L’Uchronie est un genre artistique qui imagine ce que serait le monde si le cours de l’Histoire avait été différent.
On peut résumer l’Uchronie par la question « Et si… ? » : et si l’empire romain n’avait jamais été démantelé ? Et si les Nazis avaient gagné la deuxième guerre mondiale ? Et si JFK n’avait pas été assassiné ?
À l’origine, l’Uchronie proposait des alternatives plausibles à l’Histoire. Désormais, elle verse volontiers dans le merveilleux, en englobant d’autres sous-genres, tel que la Fantasy historique. Ici, on mélange des éléments historiques à des éléments fantastiques : et si les Anglais avaient recouru à la magie des fées pour combattre Napoléon ? Et si les extraterrestres avaient débarqué pendant l’exposition universelle de Paris ? Et si Richelieu avait possédé une armée de dragons ?
Les différents secteurs de la Médiathèque s’associent pour vous faire découvrir ce genre un peu fou, mais néanmoins passionnant.
L’été fut chaud, l’été fut éprouvant.
Maintenant il touche à sa fin, et avec lui les grandes vacances.
Septembre est de retour avec ses airs de rentrée.
On va reprendre ses habitudes.
On va retrouver les sentiers de la Médiathèque. Du moins pour ceux qui l’auraient oublié pendant le relâchement estival.
Son équipe de bibliothécaires dévoués sera là pour vous accueillir, fidèle au poste, avec, en prime, une soixante de nouveaux romans.
De quoi passer un bon moment en attendant les livres de la rentrée littéraire, ceux dont les médias vont parler dans les semaines à venir, ceux qui vont concourir pour les grands prix, et qui feront l’objet d’un prochain arrivage.
En addition des romans, la Médiathèque de Lattes vous propose une vingtaine de documentaires pour cette rentrée 2018-2019.
Parce qu’il faut bien lier l’utile à l’agréable.
Et parce qu’après tout, il n’y a pas que les enfants qui doivent être studieux !
La Médiathèque de Lattes se met au diapason du Théâtre Jacques Cœur pour sa programmation 2018-2019. Retrouvez les livres qui ont inspiré les spectacles, sur la table dédiée, juste à l’entrée de la médiathèque.
Programme complet de la saison théâtrale :
Message de l’association :
« Nous vous rappelons que l’association Les amis de Jacques Cœur propose à ses adhérents une bibliothèque sur la mezzanine du théâtre dans laquelle vous pouvez emprunter les livres en lien avec la programmation. Nous vous invitons à lire ces ouvrages et à assister aux rencontres au cours desquelles des clés de lecture vous seront présentées pour une réception encore meilleure du spectacle. »
Téléchargement du programme 2018-2019 de l’association
Vous aimez les mangas ? Les films d’animation ? Les jeux vidéos ? Le cinéma et la musique asiatique ?
Bref, vous êtes un geek dans l’âme ?
La Médiathèque de Lattes a ce qu’il vous faut : un nouvel abonnement au magazine bimestriel Coyote Mag !
À découvrir sans attendre au rayon Manga de votre médiathèque !
Début de l'abonnement : numéro 73 d'août-septembre 2018 avec L'attaque des titans en couverture Public conseillé : À partir de 14 ans
Afin d’inaugurer un nouveau rayon de son fonds musical (cotes 521 et 523), la Médiathèque de Lattes vous propose une table thématique consacrée aux musiques de séries et de jeux vidéos.
Moins connues du grand public que les bandes originales de films, les musiques de séries et de jeux vidéos ne font pas moins appel à des compositeurs prestigieux -voire aux mêmes compositeurs- et sont capables de rivaliser avec les plus grosses productions hollywoodiennes.
Explorez ces nouveaux territoires sonores en vous laissant guider par Maître Pacman…