Retour sur les écoutes musicales du 17 septembre 2022 (Audiofil 093)

La 93ème session des Audiofil s’est déroulée dans un calme olympien, plus propice à l’attention qu’à la contradiction (litote). De quoi loucher et voir double.

Du coup, on revoit a posteriori (et avec les oreilles) deux façons d’aborder :
– Le jazz, rude et quasi free avec Eric Dolphy, doux et spiralé avec Anne Paceo
– Le swing, funky et roboratif des Crusaders (tout le monde a tapé du pied), celui plus blues rock et chanté des Doobie Brothers (tout le monde a reconnu)
– Le rock, simple et basique des (très) jeunes Wet Leg, alambiqué et Brontë des (à l’époque) jeunes Genesis
– La chanson, très variète et très reconnue, de Fishbach, plus subtile mais beaucoup moins en vue, de Jacques (les deux ont peu plu)
– Le classique orchestré de Barber, pas barbant, et ouvragé et mélodique de Dowland (boudé par certains)

Hors pistes, le bref et tendu générique de En thérapie, ciselé par Yuksek, et la “brasiliade” grand public de Gilberto Gil. À écouter jusqu’au bout de la nuit (non, pas Hugues Aufray…).

Retour sur les écoutes musicales du 18 juin 2022 (Audiofil 092)

Eric Wolfgang Korngold (1897-1957)

Une fois n’est pas coutume, l’audiofil 092 fut animé par Thibault, l’un des  fidèles participants de cet atelier. Il s’est concentré sur la naissance d’une nouvelle technique (et un nouveau genre) : la musique de film.
À l’arrivée du cinéma parlant, la donne a changé et la musique, autrefois jouée en direct, suivant l’intrigue de manière plus ou moins lâche et dépendant à 100% de l’interprète, s’est vue contrainte de coller aux images, et ce de manière précise et définitive.
Thibault nous a ainsi présenté deux des maîtres du genre, pionniers en l’espèce et venant tous deux du classique.

Max Steiner (1888-1971)

Erich Korngold et Max Steiner resteront dans les mémoires pour avoir codifié ce genre et accouché de merveilles toujours prisées aujourd’hui : Les aventures de Robin des Bois et L’Aigle des mers pour le premier, Autant en emporte le vent, Casablanca, King Kong et énormément d’autres pour le second, récompensées d’une moisson d’Oscar™.
Notre voyage fut autant musical que visuel, avec nombre d’extraits et exemples de diverses techniques.
Passionnant et à retrouver (en partie) dans notre playlist ci-dessous, pour passer l’été en attendant de se revoir le samedi 17 septembre.

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Retour sur les écoutes musicales du 21 mai 2022 (Audiofil 091)

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L’audiofil 091 a vu un public très sélectif de fins connaisseurs (traduction : il y avait 5 personnes) au goût sûr et aux oreilles sensibles qui furent plus attentives que conquises.
Ni Fauré, ni Tippett, ni Portman (et la B.O. d’Oliver Twist) ne déclenchèrent de hourras avec leur écriture savante.
Le rock n’eut pas l’heur de plaire beaucoup plus : ni Fleet Foxes et leur néo folk, ni Unknown Mortal Orchestra et leur surf décalé, ni même Mogwai au post rock sonore et spiralé ne provoquèrent une approbation franche et générale.
Le Brésil (Baden Powell) et l’Afrique du Sud (Makeba) firent enfin se lever un sourcil ou deux.
Le jazz en profita pour faire taper du pied avec Aka Moon et Elina Duni aux swings ravageurs.
La fausse grossièreté de GiedRé ne choqua personne et la fenêtre ouverte sur le bonheur en la personne des deux surdoués Jacob Collier et Dodie fit enfin sourire.
En tout cas, vous êtes tous, présents et absents, encouragés à visionner ce dernier clip en boucle pour vous retaper le moral.
Voilà le soleil, enfin.

De gauche à droite : Rachel Portman, Fleet Foxes, Miriam Makeba, Aka Moon, GiedRé, Elina Duni et Jacob Collier