La littérature suisse est à l’honneur !
À l’occasion de la 34ème COMÉDIE DU LIVRE, la Médiathèque de Lattes vous propose une sélection de romans d’auteurs suisses que vous pourrez rencontrer à Montpellier.
À l’occasion de la 34ème COMÉDIE DU LIVRE, la Médiathèque de Lattes vous propose une sélection de romans d’auteurs suisses que vous pourrez rencontrer à Montpellier.
Glénat publie un nouvel album dans sa collection « Disney by Glénat » en collaboration avec le géant américain. Le neuvième depuis la parution en 2016 de Une mystérieuse mélodie. On y retrouve Lewis Trondheim au scénario, un habitué de la collection (trois albums sur neuf à son actif). Rien à redire au niveau de l’histoire. Trondheim respecte le cahier des charges d’une version luxueuse de Mickey Parade. Il s’amuse à accentuer les traits de caractère des trois héros : Mickey est un peu trop sûr de lui, Dingo stupidement drôle et Donald froussard à l’excès au lieu d’être colérique. C’est qu’il fallait bien un poltron dans la bande pour rendre comique l’exploration du parc d’attractions Horrifikland, dans laquelle les trois amis se sont embarqués. La mise en image est assurée par Alexis Nesme qui livre des cases magnifiques : couleurs chatoyantes, patine délicieusement vintage, et décors biscornus dignes d’un Tim Burton. Pour petits et grands !
Extrait à découvrir sur le site de l’éditeur
Féminin, masculin, non-binaire… ces derniers temps, il est de bon ton de remettre le genre en question. Le prince et la couturière de la dessinatrice américaine Jen Wang surfe gentiment sur cette vague transgressive. Gentiment parce que l’approche n’est pas scandaleuse, qu’elle reste très grand public, et qu’elle n’est pas sexuellement orientée. On s’explique : dans une fin dix-neuvième idéalisée, le prince Sébastien de Belgique séjourne à Paris. Un grand bal est organisé pour que le jeune monarque choisisse sa future épouse. La nouvelle met en émoi toutes les demoiselles à marier. Ça c’est la version officielle. Parce qu’en coulisse, le prince reluque les robes des donzelles. Oui, vous avez bien lu : le prince Sébastien aime les robes. Il se travestit et court les nuits parisiennes en compagnie de sa nouvelle couturière, la dévouée Francès. Une amitié solide unit ces deux-là. Voire plus si affinité. Jusqu’au jour où le talent de Francès ne peut plus se contenter du secret…
Des héros attachants, une histoire tendre malgré une fin invraisemblablement tolérante pour l’époque décrite, le tout servi par un graphisme agréable qui n’est pas sans rappeler la patte Disney des années 60-70. Primé au festival d’Angoulême 2019.
Que d’influences dans cette bande-dessinée de l’italien Fabrizio Dori ! Un véritable voyage visuel à travers l’histoire de l’art. Les cases magnifiquement travaillées sont autant de tableaux où se mêlent céramiques grecques, estampes japonaises, préraphaélisme, paysages « van-goghiens », fantastique « blakien », silhouettes « klimtiennes » et tant d’autres choses. La formation aux Beaux-Arts de l’auteur est palpable. Côté scénario, on est encore dans l’évocation des grands anciens : on pense à Nijinski dans l’Après-midi d’un faune, aux épopées antiques, à Dante, à John Milton… mais pas de façon grandiloquente. Plutôt avec malice et loufoquerie. Et un peu de nostalgie aussi. La nostalgie d’un âge d’or oublié, d’un monde païen où l’on communiait avec l’univers et avec le sacré. Eustis, le héros, n’est pas qu’un dieu maudit. Il n’est pas qu’un clochard céleste faisant l’apologie de la marginalité. Il représente cette part à la fois sauvage et divine que nous portons tous en nous. Une part qui ne trouve plus sa place dans ce monde désormais aveugle à la magie de la vie…
Et oui nous parlons bien du même auteur, Fabrice Caro alias Fabcaro, celui qui nous a fait rire dans la bande-dessinée Zai Zai Zai, unanimement plébiscitée. L’auteur de BD signe cette fois son deuxième roman Le discours, publié aux éditions Gallimard dans la collection Sygne.
Très agréable à lire, il nous plonge dans un interminable repas de famille. Le récit à la première personne d’un huis clos familial, mêlant mélancolie et comédie, au cœur des tribulations intérieures d’un « quadra » en quête d’espoir.
Cet antihéros, Adrien, fête ses quarante ans chez ses parents en présence de sa sœur Sophie et de son futur beau-frère Ludovic. Entre gratin dauphinois et échanges sans intérêts, Adrien se livre alors à un réel combat intérieur pour survivre à ce déjeuner familial anxiogène. Et le coup de grâce est donné dès le début du repas, lorsque justement Ludovic, le beau-frère, exprime une requête auprès d’Adrien, qui va prendre des proportions démesurées : « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. »
Plutôt introverti et mal dans sa peau, il n’en fallait pas moins pour anéantir ce quarantenaire. Parler en public devant un parterre d’invités aux têtes inconnues, pendant la cérémonie de mariage de sa sœur, c’est plus qu’il ne peut supporter ! Et puis comment lui demander ça à lui, aujourd’hui, alors qu’il vient de se séparer de Sonia ? Comment vanter l’amour et l’engagement alors qu’il navigue lui-même dans les flots d’une récente rupture ?
C’est avec un style simple, direct, sans fioritures, que Fabrice Caro fait passer de belles émotions où se mêle une bonne dose d’humour. Il manie à merveille le running gag et l’art de la chute. Il sait aussi soudainement partir en vrille dans l’absurde. Au passage, il raille la mièvrerie contemporaine, type « la vie est un vélo rouge sans petites roues », les petites lâchetés amoureuses au temps du SMS, et les convives insupportables qui vous parlent du permafrost pendant des heures.
En un mot comme en mille, c’est bien la première fois qu’on aurait aimé qu’un discours de mariage soit plus long ! Le discours est en quelque sorte un panaché de tous nos petits travers relationnels, de notre incapacité à communiquer nos failles, un roman qui raconte l’Humain et où l’on rit du début à la fin en s’apercevant que, finalement, c’est peut-être bien de nous dont on rit le plus…
Référence : Le discours, de Fabrice CARO, éditions Gallimard (2018) Cote : R. CAR

« On est ce qu’on est, on fait ce qu’on est obligé de faire, et on finit comme le sort le veut. »
Il y a des héros de romans qui sont de véritables ordures. Vous devriez les haïr. Et pourtant vous vous attachez à eux. Vous êtes à l’affût de leur prochain coup bas.
C’est le cas de Phil Burbank, cow-boy quadragénaire mis en scène par Thomas Savage dans son Pouvoir du chien. Disons-le sans ambages : Phil est un beau salopard. Personne ne trouve grâce à ses yeux. Ni les « chochottes ». Ni les Juifs. Ni les Indiens. Ni ces étrangers naïfs qui envahissent les terres du far-west sans se douter de ce qui les attend. Personne donc, sauf Bronco Henry, le cow-boy qui l’a formé dans sa jeunesse et que Phil a érigé en modèle de virilité. Et un peu aussi son frère George, surnommé affectueusement « Gras-double », avec qui Phil gère le ranch familial.
Le pouvoir du chien décrit un univers triplement rude. Rude le paysage. Rude le climat. Rudes les hommes. Il s’ouvre sur une scène choc qui donne le ton : la castration des bœufs, orchestrée par un Phil expert en la matière. S’ensuit une autre castration : celle du brave docteur Johnny Gordon. Castration morale cette fois-ci. À laquelle Phil (encore lui) n’est pas totalement étranger. Mais qui poussera tout de même le brave toubib au suicide.
Alors quand « Gras-double » s’entiche de la veuve du défunt et qu’il la ramène au ranch, c’est comme une déclaration de guerre. Mais pas une guerre avec du bruit et de la fureur. Une guerre psychologique qui prend des allures de tragédie grecque, et dont la clé pourrait bien être Peter, le fils du toubib trépassé.
Si le livre fut salué par la critique à sa sortie, il ne rencontra pas le succès auprès du public. Peut-être parce qu’il dynamite le stéréotype du cow-boy au grand cœur et interroge les limites de l’Amérique profonde des années vingt : quelle place pour les femmes dans ce monde où testostérone fait loi ? Quelle vie pour les Indiens spoliés ? Quid du rêve américain dans ces territoires arides qui prennent plus qu’ils ne donnent ?
FICHE TECHNIQUE : Titre : Le pouvoir du chien Auteur : Thomas Savage Pays : États-Unis 1ère année de publication : 1967 Éditeur : Belfond Cote : R. SAV
Semaine du 4 mars 2019
Parce que nommer c’est faire exister, donner à voir, clamer à la face du monde, nous vous proposons à l’occasion de la Journée Internationale pour les Droit des Femmes une sélection de films qui portent (fièrement !) en titre le prénom de leur héroïne.
Aurore, de Blandine LENOIR (2017)
Jackie, de Pablo LARRAIN (2016)
Julieta, de Pedro ALMODOVAR (2016)
Tamara, d’Alexandre CASTAGNETTI (2016)
Carol, de Todd HAYNES (2015)
Fatima, de Philippe FAUCON (2015)
Marguerite, de Xavier GIANNOLI (2015)
Lucy, de Luc BESSON (2014)
Gloria, de Sebastian LELIO (2013)
Joséphine, d’Agnès OBADIA (2013)
Augustine, d’Alice WINOCOUR (2012)
Wadjda, d’Haifaa AL-MANSOUR (2012)
Martha Marcy May Marlene, de Dean DURKIN (2011)
Chloé, d’Atom EGOYAN (2009)
Juno, de Jason REITMAN (2007)
Marie-Antoinette, de Sofia COPPOLA (2006)
Elizabeth, de Shekhar KAPUR (1999)
Thelma et Louise, de Ridley SCOTT (1991)
Thérèse, d’Alain CAVALIER (1986)
Anna, de Pierre KORALNIK (1967)
Eva, de Joseph LOSEY (1962)
Lola, de Jacques DEMY (1960)
Ariane, de Billy WILDER (1957)
Sissi, d’Ernst MARISCHKA (1955)
Sabrina, de Billy WILDER (1954)
Monika, d’Ingmar BERGMAN (1953)
Eve, de Joseph L. MANKIEWICZ (1950)
Naïs, de Raymond LEBOURSIER (1945)
Laura, d’Otto PREMINGER (1944)
Rebecca, d’Alfred HITCHCOCK (1940)
Amanda, de Mark SANDRICH (1938)
Pour télécharger la filmographie, cliquez ici.
Semaine du 18 février 2019
Pour faire écho à la sortie mouvementée – mais largement saluée – du dernier film de François Ozon, Grâce à dieu, nous vous proposons cette semaine une sélection de films disponibles à la médiathèque mettant en scène la religion catholique.
Entre hagiographies et réquisitoires, les œuvres réalisées sur ce thème sont représentatives de la relation qu’entretiennent religion et cinéma : quelque part entre l’attirance et la répulsion… Et si les églises subissent effectivement une désaffection, on peut néanmoins noter ces dernières années un retour en grâce du thème dans la production cinématographique, avec des réalisations originales qui tendent à renouveler le traitement du sujet.
L’apparition, de Xavier GIANNOLI (2018)
La prière, de Cédric KAHN (2018)
Sur le chemin de la rédemption, de Paul SCHRADER (2017)
Les innocentes, d’Anne FONTAINE (2016)
Marie Heurtin, de Jean-Pierre AMERIS (2014)
Noé, de Darren ARONOFSKY (2014)
Philomena, de Stephen FREARS (2014)
La religieuse, de Guillaume NICLOUX (2013)
La passion du christ, de Mel GIBSON (2004)
Habemus Papam, de Nanni MORETTI (2011)
Des hommes et des dieux, de Xavier BEAUVOIS (2010)
Agora, d’Alejandro AMENABAR (2009)
Da vinci code, de Ron HOWARD (2006)
Jeanne d’Arc, de Christian DUGUAY (1999)
La dernière tentation du Christ, de Martin Scorsese (1988)
Le nom de la rose, de Jean-Jacques ANNAUD (1986)
Thérèse, d’Alain CAVALIER (1986)
L’évangile selon Saint Matthieu, de Pier Paolo PASOLINI (1964)
L’extase et l’agonie, de Carol REED (1965)
Le septième sceau, d’Ingmar BERGMAN (1957)
Les 10 commandements, de Cecil B. DeMille (1956)
Ordet, de Carl Theodor DREYER (1955)
La passion de Jeanne d’Arc, de Carl Theodor DREYER (1928)
Pour télécharger la filmographie, cliquez ICI
Dix ans après Le journal d’un ingénu, Émile Bravo continue de raconter la jeunesse du plus célèbre groom de la bande-dessinée dans Spirou, l’espoir malgré tout, paru en octobre 2018 aux éditions Dupuis.
Adepte de la ligne claire, Bravo s’est démarqué de ses confrères par un respect prononcé pour la tradition graphique franco-belge et les canons de la bande-dessinée d’aventure pour enfant.
Primé de nombreuses fois, il réconcilie classicisme graphique et modernité narrative dans des albums à la fois populaires et exigeants.
La Médiathèque de Lattes vous propose une sélection de séries et one-shot qui ont permis à cet auteur de s’imposer comme une figure majeure de la bande-dessinée de ces vingt dernières années.
À découvrir ou redécouvrir au rayon BD !

Qu’il nous paraît déjà lointain, ce 1er janvier où, l’esprit plus ou moins embrumé, mais résolument optimiste, nous avons décidé de nous lancer ce pari un peu fou : changer. Et en mieux en plus !
Alors pour vous soutenir dans vos efforts (et allier l’utile à l’agréable !) nous vous proposons quelques films sur le thème des traditionnelles bonnes résolutions. L’occasion aussi, au passage, de vous présenter un petit florilège des achats 2018.
Allez courage, on dit qu’il faut 21 jours pour adopter une nouvelle habitude, vous y êtes presque !
> L’ascension, de Ludovic Bernard (2017) & Good luck algeria, de Farid Bentoumi (2016) : qu’il s’agisse de dévaler les pistes ou d’escalader les sommets, ces deux films vous offrent une virée aux sports d’hiver
> Free to run, de Pierre Morath (2016) : un documentaire passionnant sur l’histoire de la course à pied.
> Comme des garçons, de Julien Hallard (2018) : une sympathique comédie familiale qui prouve que oui, on peut être une femme et jouer au foot !
> Les rebelles du foot, de Gilles Rof et Gilles Perez : portraits de 5 joueurs engagés.
> Unfriended, de Levan Gabriadze (2014) : traitant du cyber-harcèlement, ce film se déroule entièrement sur un écran d’ordinateur. Une expérience cinématographique surprenante.
> Ex-machina, d’Alex Garland (2014) : l’expérience de l’Intelligence Artificielle poussée à son paroxysme.
> Internet, la pollution cachée, de Coline Tison, Laurent Lichtenstein (2012) : « l’Effet papillon » au bout de nos souris…
> Jalouse, de David et Stéphane Foenkinos (2017) : Karine Viard en mère jalouse de sa fille. A la fois dérangeant et bien vu.
> L’amant double, de François Ozon (2017) : torturé, machiavélique, pervers… Impossible de rester indifférent !
> Augustine, d’Alice Winocour (2012) : une page de l’histoire de la psychiatrie interprétée par
> Psy, de Philippe de Broca (1980) : une comédie délicieusement kitsch servie par Patrick Dewaere et Annie Duperey, en grande forme.
> Chefs. Saison 1 (2015) : plongée dans la vie d’une brigade. Trépidant.
> La grande bouffe, de Marco Ferreri (1973) : un brûlot qui fit scandale à Cannes…
> Grave, de Julia Ducournau (2016) : un film d’horreur français original qui vous donnera envie de vous convertir au végétarisme.
> Sugarland, de Damon Gameau (2018) : ce documentaire sur les méfaits du sucre vous dissuadera de finir les boîtes de chocolats de Noël…
> Downsizing, d’Alexander Payne (2017) : une solution originale pour remédier aux crises sociale et environnementale !
> Mr Selfridge. Saison 1 (2013) : une bonne manière de faire du shopping par procuration !
> Ma vie zéro déchet, de Donation Lemaître (2015) & Food Coop, de Tom Boothe (2016) : des pistes pour consommer autrement.
> Le sens de la fête, d’Eric Toledano et Olivier Nakache (2017) : pour Jean-Pierre Bacri, le roi des râleurs et autres bougons !
> Tout le monde debout, de Franck Dubosc (2018) : une tendre comédie romantique sur le thème handicap.
> Les bêtises, de Rose et Alice Philippon : un « film-good » poétique qui louche du côté du Tati.
On a souvent dit que le chien et le cheval étaient les meilleurs amis de l’homme.
Du chat, on n’a longtemps retenu que le caractère ingrat et capricieux.
Une bête de malheur, en somme !
Heureusement les choses changent.
Depuis l’avènement d’Internet, le chat est devenu la superstar des animaux de compagnie. Mignon, joueur, câlin, sauvage, gracieux, clownesque… on n’a jamais fini de le mettre en scène !
À cause de son comportement mystérieux, certains voient même en lui le détenteur d’une sagesse ancestrale.
Découvrez le chat sous toutes ses coutures, grâce à notre sélection de documentaires et de romans inspirés de son auguste personne.
À lire en ronronnant de plaisir !

Décidément voici une rentrée pleine de surprises, bonnes et inattendues : le dernier Costello est une merveille.
Pour certains, c’est le retour à la forme du groupe et des compositions de 1979. Souvenez-vous, ce qu’on appelait alors la « new wave » ou le « post punk » et qui n’était dans son cas « que » de la pop. Mais pas seulement. On a affaire ici à la quintessence-même de cette dernière : mélodies, arrangements, voix, textes… et le miraculeux assemblage du tout, qui fait que la sauce prend !

Tantôt on dirait un Joe Jackson vintage, tantôt un Motown des familles. Ici, ce sont les trompe l’oeil d’un Bacharach (qui coécrit et participe à trois titres), là, la distance du vaudeville victorien sorti tout droit d’un Divine Comedy. Et partout l’intelligence, l’évidence d’un McCartney !
C’est parce qu’il aime tout ça et qu’il le fait naturellement que Costello a réussi à transcender les genres et les influences.
Aucun rebut dans cet opus… à un bémol près sur le EP bonus, un titre chanté en Français approximatif…
Look now n’en reste pas moins un bijou de complexité, de finesse et d’efficacité.
Référence : Look now, Elvis Costello & The Imposters, Concord Records (2018) Cote 2 COS 20
C’est l’histoire d’August Pullman, un petit garçon de 10 ans né avec une malformation faciale, ce qui lui donne un visage plutôt effrayant. Il n’est jamais allé à l’école.
Lors de son entrée au collège, il est rejeté par les autres parce qu’il n’est pas comme eux. Il rencontre Jack et Summer qui deviennent ses seuls amis. Mais une rumeur circule selon laquelle celui qui le touche attraperait la peste. Mais en fin d’année la situation s’inverse, tous le monde l’accepte tel qu’il est.
J’ai aimé ce livre car la situation de ce jeune garçon m’a touchée, malgré sa différence il arrive à se faire accepter par les autres.
Agathe (notre stagiaire de 3ème)
Références Titre : Wonder Auteur : R.J. Palacio Editeur : Fleuve noir Année de publication : 2013 Cote : R. PAL
Nous suivons les pas de Lucien, jeune collégien, qui vient d’arriver à l’internat du Lycée Leconte De Lisle à Saint-Denis de la Réunion. Il va rapidement se lier avec Charles, le narrateur de cette histoire. Chroniques d’une amitié créole…
La bande dessinée est découpée en plusieurs chapitres, très judicieux, et se lit ainsi plus facilement. C’est le quotidien de l’île qui est décrit dans cet album, durant la seconde guerre mondiale, à travers le regard de deux jeunes garçons qui rêvent d’aventures, de lointains horizons et de coups d’éclats ! L’histoire mêle agréablement le quotidien de l’île et de ses habitants, la vie des deux jeunes garçons, l’adolescence, les premiers émois amoureux, la littérature, les opinions politiques et la guerre.
Des rencontres, sur les bancs du lycée, Raymond Barre, les frères Paul et Jacques Vergès, des coups de gueules, des amours rythment cette bande dessinée agréable à découvrir. Le dessin est rond, simple et pourtant dynamique et doux. Une couleur dominante est choisie pour chacun des chapitres, apportant un petit plus à cette belle histoire.
Extrait à découvrir sur le site de l’éditeur
Références : Titre : Chroniques du léopard Auteur : scénario d'Appollo et illustrations de Téhem Editeur : Dargaud Année de publication : 2018 Cote : BD APP

Présente sur nos tables lors de la thématique « Uchronie », La Trilogie du Subtil Changement nous entraîne, après le Blitz et après-guerre, dans une Grande Bretagne qui a réussi à arracher une paix « convenable » à Hitler (un autre « Peace in our time »).
Le fil conducteur des trois tomes réside dans l’inspecteur Carmichael de Scotland Yard qui, renoncement après renoncement, va se retrouver à trahir ce qu’il a de plus cher et se retrouver à la tête du Guet, sorte de Gestapo britannique. Nous le suivons en trois points clé : la mise en place du gouvernement qui va muscler le pouvoir, la venue d’Hitler à une représentation d’Hamlet et enfin la commémoration des vingt ans de la paix et la banalisation des actes antisémites.

Voir le pays parangon de la démocratie basculer imperceptiblement, mois après mois, loi après loi, dans le fascisme le plus infect est pour le moins troublant et l’on s’attache dès le premier instant à ce flic torturé entre son devoir et son besoin de liberté. La narration, parfaite, nous propose dans chaque volume un point de vue féminin en alternance, symétrique à celui du héros, qui nous happe dans une spirale infernale.

Au final, c’est toujours une déchirure de quitter le monde imaginé par Walton, romancière galloise à qui l’on doit également le sublime Morwenna.
Un bijou.
Références : La Trilogie du Subtil Changement, Jo Walton, éditions Folio SFTome 1 : Le cercle de Farthing 1ère année de publication : 2006 Cote : SF. WAL 1
Tome 2 : Hamlet au paradis 1ère année de publication : 2007 Cote : SF. WAL 2
Tome 3 : Une demi-couronne 1ère année de publication : 2008 Cote : SF. WAL 3
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Les quatre dernières années (2014-2018) ont été le théâtre de diverses commémorations, à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale.
Ces commémorations se terminant avec le 11 novembre 2018, date de l’Armistice, la Médiathèque de Lattes propose à ses adhérents une large sélection d’ouvrages sur le thème de la Grande Guerre, dont les romans et documentaires adultes présentés dans cet article.


« Il s’était fait à l’idée d’un Vango en creux, un peu terne, sans la moindre aspérité et, tout à coup, il avait l’impression de poursuivre un caméléon globe-trotter qui lui tirait une langue multicolore. »

Dans un article du mois de septembre, le magazine Lire met en lumière les nouvelles pratiques de lecture des familles françaises. Ces pratiques permettent un véritable décloisonnement des genres. Parents et enfants n’hésitent pas à échanger leurs livres cultes. Les auteurs fétiches des uns deviennent ceux des autres. Ou quand la littérature permet une réconciliation des générations…
L’écrivain Timothée de Fombelle illustre parfaitement ce phénomène. D’abord édité comme un ouvrage jeunesse, son diptyque Vango a ensuite paru au format poche sans discrimination d’âge.

Mais qui est Vango exactement ? C’est ce que le héros qui se cache sous ce sobriquet va tenter de découvrir. Mystérieux, farouche, insaisissable, Vango cherche à lever le voile sur ses origines. Pendant près de deux fois quatre-cent pages, cette énigme va tenir le lecteur en haleine. Mais pas que !
L’épopée de Vango, c’est aussi celle du monde d’entre-deux-guerres. C’est la montée du nazisme en Allemagne, la Russie de Staline, les Amériques avec leurs gangsters et le fantôme de la prohibition.

C’est aussi des lieux qui font rêver : les îles éoliennes où Vango a échoué avec sa nourrice lorsqu’il était enfant, le monastère caché d’Arkudah, le zeppelin du commandant Eckener ou le domaine écossais d’Everland. On y croise une multitude de personnages secondaires, le plus souvent loufoques et attachants. Pour chacun, l’auteur a imaginé une ligne de vie complexe qui va croiser de près ou de loin celle de Vango et s’en voir perturbée.

Avec cette œuvre qui ne laisse pas une minute de répit, Timothée de Fombelle se révèle le digne héritier de Dumas, Verne ou Leroux. Il mêle astucieusement Histoire, aventure, voyage et humour dans une langue raffinée et néanmoins moderne.
À consommer sans modération, de zéro à quatre-vingt-dix-neuf ans !
Références : Vango, Timothée de Fombelle, éditions FolioTome 1 : Entre ciel et terre 1ère année de publication : 2010 Cote : R. FOM 1
Tome 2 : Un prince sans royaume 1ère année de publication : 2011 Cote : R. FOM 2