Thématique « Sorcières » : nos coups de cœur…

Vos bibliothécaires adorés vous proposent de découvrir leurs coups de cœur en lien avec la thématique « Sorcières » mise en avant depuis le déconfinement :

1. Littérature adulte : UN BÛCHER SOUS LA NEIGE de Susan Fletcher

1692. Année traumatisante dans l’histoire des sorcières, inévitablement associée au nom de Salem, à l’hystérie collective, aux simulacres de procès, aux exécutions sommaires. Ça c’est pour le Nouveau Monde.
Et dans la vieille Europe ? Pas plus réjouissant ! Le roman Un bûcher sous la neige nous en donne un aperçu. Il nous emmène sur les landes sauvages d’Ecosse, au-delà d’une Angleterre crasse et obscurantiste. En 1692, le village de Glencoe a été le théâtre d’un massacre. Quasiment tout le clan MacDonald y est passé. Mais ces MacDonald, qui sont-ils ? Des querelleurs. Des fauteurs de troubles. Des partisans du roi Jacques II qui a fui en France après l’usurpation de Guillaume d’Orange. Personne ne les regrettera. Personne sauf Corrag la sorcière. Elle a survécu au massacre. Elle est aux fers. On va la pendre. Le révérend Charles Leslie a fait un long voyage pour recueillir son témoignage. Il veut savoir ce qui s’est réellement passé à Glencoe. Il y a des enjeux politiques derrière tout ça. Corrag accepte de lui révéler ce qu’elle sait. Mais d’abord il faudra que le révérend écoute l’histoire de sa vie. L’histoire de sa mère, femme bien trop libre et bien trop indépendante pour l’époque. L’histoire de sa fuite vers l’ouest sur le dos de sa jument grise. L’histoire de sa survie au contact d’une nature rude et magnifique. L’histoire de tous les marginaux qui ont croisé son chemin et en qui elle s’est retrouvée. Enfin l’histoire de ces rustres highlanders qui l’ont accueillie, elle, l’étrangère, elle, la sorcière.
Un bûcher sous la neige est un roman de femmes, de nature, de solitude, de liberté, d’Histoire… un roman émouvant. Corrag est une héroïne attachante par sa fragilité et la simplicité de ses croyances. Son rapport au monde est d’une grande profondeur. Sa volonté d’y trouver sa place, universelle.

>>> Accès à la fiche catalogue >>>

 

2. Documentaire adulte : SORCIÈRES, LA PUISSANCE INVAINCUE DES FEMMES de Mona Chollet

Une place… à condition de s’y tenir ! C’est le cruel constat qui émerge à la lecture du galvanisant essai de Mona Chollet, Sorcière : la puissance invaincue des femmes. Partant d’un fait historique établi, l’Inquisition, la journaliste en propose une relecture anthropologique inédite. Si l’idée selon laquelle la sorcière peut être considérée comme un symbole des femmes opprimées n’est pas nouvelle – Jules Michelet ayant développé cette thèse dès 1862 dans son livre La sorcière – Mona Chollet prolonge la réflexion pour en livrer une analyse sociologique. De ce travail de déconstruction ressort que les attentes de la société envers les femmes n’ont au fond pas vraiment évolué en deux siècles : maternité, soumission, beauté*. Et gare à celles qui s’écartent de la Sainte Trinité… Mais pourquoi tant de haine ? Par ignorance du féminin, et par peur. Car savoir, c’est pouvoir : les femmes, détentrices d’un savoir inédit, sont donc fabuleusement, dangereusement puissantes… Et La peur de quelque chose est la graine qui mène à la haine des autres, et la haine portée en soi finit par détruire celui qui la nourrit **. En réhabilitant la figure de la sorcière et en la sortant de son statut de victime, Mona Chollet déplace donc le curseur de la force, conférant à la femme toute sa place. Un essai lumineux et éclairant.

* A ce sujet nous vous recommandons la lecture du passionnant essai de l’auteur consacré au sujet, Beauté fatale.

** George Washington Carver, dont la citation passera à la postérité grâce à Maître Yoda dans La menace fantôme (1999)

>>> Accès à la fiche catalogue >>>

 

3. Littérature jeunesse et cinéma : KIKI LA PETITE SORCIÈRE de Eiko Kadano et Hayao Miyazaki

Louées soient les éditions Ynnis ! Grâce à elles, le public français va enfin découvrir ce grand classique de la littérature jeunesse japonaise : Kiki la petite sorcière ! Série en 6 tomes, inédite en France, nous y suivons Kiki, apprentie sorcière de 13 ans, au moment où elle quitte ses parents. En compagnie de son chat Jiji, l’adolescente enfourche de nuit son balai à la recherche d’une ville où s’installer. C’est la tradition chez les sorcières. Mais choisir sa ville ne fait pas tout. En plus de s’établir, il faut mettre ses talents au service de la population. Or, des talents, Kiki n’en possède pas tant que ça. La seule chose magique qu’elle sait faire, c’est voler ! Heureusement que la boulangère Osono est là pour la guider. Grâce à ses conseils, Kiki trouve la solution : elle fera de la livraison à domicile sur son balai volant ! L’occasion de se faire plein d’amis et de démêler des situations plus farfelues les unes que les autres !
Une vraie friandise à lire, simple, gentille, légère, plus inspirée des classiques jeunesse occidentaux que du folklore japonais, et qui a contribué à créer, au pays du soleil levant, une iconographie de la sorcière toujours actuelle.

Mais on ne saurait parler de Kiki la petite sorcière, sans évoquer l’adaptation cinématographique du maître Miyazaki. Sortie en 1989, soit 4 ans après la parution du livre, elle en respecte l’esprit, surtout l’introduction très fidèle à l’original, tout en revisitant nombres d’épisodes dans la suite du récit.
Une fois de plus, les studios Ghibli livre une oeuvre enchanteresse, visuellement splendide et agréablement mis en musique par l’incontournable Joe Hisaishi. Les décors de la ville, ses maisons fleuries, ses commerces et ses automobiles rétro sont particulièrement soignés et détaillés. On aurait presque envie de prendre un billet pour aller y séjourner !
Pas étonnant qu’Eiko Kadono, initialement opposée aux changements apportés par le célèbre studio de dessins animés, ait finalement été séduite par un tel résultat !

>>> Accès aux fiches catalogue >>>

 

4. Bande-dessinée : SACRÉES SORCIÈRES de Pénélope Bagieu

Un petit garçon orphelin vit avec sa grand-mère excentrique, fumeuse de cigare. Cette dernière lui révèle un secret : les sorcières existent, elles sont parmi nous et s’en prennent aux enfants… et ce n’est pas une blague !
La dessinatrice Pénélope Bagieu s’attaque au chef d’oeuvre de la littérature jeunesse du Britannique Roald Dahl (1916-1990), Sacrées sorcières. Elle s’inscrit d’abord dans une forme de continuité, en profitant de l’expertise du petit-fils de l’auteur, Luke Kelly. Le fil narratif reste inchangé : l’orphelin, la grand-mère loufoque et attachante, les sorcières qui masquent leur apparence horrifique sous un profil de normalité, le dessein morbide de tuer tous les enfants après les avoir réduits à l’état de souris, etc. L’autrice fait ensuite honneur au livre en créant un ouvrage dense, aux traits vifs, colorés et expressifs. Elle n’édulcore pas non plus les aspects sombres : la mort, omniprésente, que ce soit à travers l’accident des parents, l’action des sorcières ou l’âge de la grand-mère qui préoccupe le petit-garçon. Elle reste fidèle aussi à l’esprit déjanté : la grand-mère trop maquillée, fumeuse compulsive dont les traits traduisent générosité et amour.
Par ailleurs, elle s’affranchit du roman pour faire entrer Sacrées sorcières dans le XXIe siècle. Le petit garçon sans prénom va se faire une amie qui ne figurait pas dans le roman original. L’autrice reste cette artiste résolument féministe, déterminée à faire voler en éclats clichés et stéréotypes à travers ce personnage de petite fille foncièrement bonne, courageuse et autonome. De plus, les dialogues sont adaptés au ton d’aujourd’hui, mais sans effet de modernité abusive. Enfin, Pénélope Bagieu donne une véritable identité visuelle à l’histoire, s’affranchissant habilement des dessins de Quentin Blake, l’illustrateur des romans de Roald Dahl.
Presque 40 ans après sa sortie, Sacrées sorcières s’offre une adaptation flamboyante, qui non seulement ravira les jeunes lecteurs, mais agira aussi comme une madeleine de Proust sur les adultes.

>>> Accès aux fiches catalogue >>>

 

5. Manga : FLYING WITCH de Chihiro Ishizuka

On parlait du prototype de la sorcière créé par Eiko Kadano dans son oeuvre Kiki la petite sorcière. On en retrouve des traces dans le manga Flying Witch. Son héroïne, Makoto, plus âgée de 2 ans que Kiki, suit le même chemin qu’elle, mais en sens inverse : elle se met au vert pour parfaire son apprentissage de sorcière, et gagner son indépendance.
Avec 7 tomes publiés à ce jour, la série Flying Witch est une véritable ode à l’amitié et à la famille, à la douceur de vivre et à la vie au contact de la nature, aux instants partagés et à la rêverie. Rêverie parce que la magie  que côtoient Makoto et ses proches en a tout l’air. C’est une magie innocente qui colore le quotidien comme une imagination fertile, une vision merveilleuse du monde. Avec elle, les nuages deviennent des baleines volantes, vestiges d’anciennes civilisations, on pourchasse les raies géantes qui se cachent dans les flaques de pluie, les cheveux noirs des demoiselles permettent d’invoquer des corbeaux, les petits garçons font pleuvoir dans la maison quand ils pleurent.
Pas d’intrigue suivie, de lutte contre le mal et de héros prophétiques, juste une succession de tableaux plus créatifs les uns que les autres, histoire de prendre son temps, de déguster la magie de la vie…

>>> Accès aux fiches catalogue >>>

 

Thématique « Sorcières » – printemps 2020

Circé, Mélusine, Morgane, Sybille, Freya, Ursula, Cassandre, Médée… Malgré les apparences il ne s’agit non pas de la liste des prénoms les plus en vogue en 2020 mais bien de quelques-unes des sorcières les plus célèbres du folklore. Hier chassées, aujourd’hui adorées, ces « diseuses de sort » font partie intégrante de l’imaginaire collectif. Est-ce parce qu’elles ont bercé notre enfance ? Elles nous sont familières, on pense les connaître… Mais qui sont-elles vraiment ?

Si de fait les sorcières, entendu ces femmes sages qui officient comme « médecin » à une époque où cette science n’est pas encore établie (ni confisquée par les hommes), existent depuis la nuit des temps, c’est au Moyen-Âge que le terme apparaît pour la 1ère fois dans un livre, Le Roman d’Enéas (1060). Quelques années plus tard la publication du Malleus maleficarum (1490), manuel de démonologie commis par deux inquisiteurs dominicains, Heinrich Kramer et Jacob Sprenger, finira de mettre le feu aux poudres.

Les pauvres vont alors être victimes de leur succès… Et surtout de leur statut de femme savante, gardienne de connaissances ancestrales et païennes, voire occultes. Deux fautes impardonnables au regard de l’Eglise et des puissants. On les affublera de tout ce que l’on considère comme des « tares » pour les femmes : vieilles, laides, méchantes, concupiscentes, infanticides… Mais surtout libres.

Assez ironiquement le mouvement de réhabilitation des sorcières est venu d’un homme, Jules Michelet. A travers son livre, La sorcière (1862), il invente une nouvelle symbolique : la sorcière est désormais le parangon de LA femme, entendre une créature « bienfaisante et victime ».
Un peu tard, ce sont les féministes des années 60-70 qui s’emparent de la figure de la sorcière pour en faire un symbole de résistance et de puissance des femmes.

Aujourd’hui le mouvement s’est hybridé avec la préoccupation contemporaine majeure qu’est devenue l’écologie, donnant naissance à l’écoféminisme. Ce retour à la nature, voire à une vision holistique du monde, s’incarne dans la spiritualité et les rites sacrés, le retour aux remèdes de « grand-mère » à travers l’herboristerie, les potions, les cristaux… Comme dit le dicton « ce sont dans les vieux chaudrons que l’on fait les meilleures soupes » : défiant le temps et les conventions, les sorcières continuent de faire recette ! N’est-ce pas là leur véritable subversion…

Derrière l’icône et le folklore qui sont réellement LES sorcières ? À vous de le découvrir au fil de notre sélection thématique !

LIVRES adulteS :

Téléchargement au format PDF

CINÉMA :

BANDES-DESSINÉES :

 

Tuto malin : transporter vos livres à la japonaise…

La thématique Japon, qui a occupé nos tables tout au long du premier trimestre 2020, touche à sa fin. Pour la clore en beauté, voici un tutoriel furoshiki. Ou comment transporter vos livres dans un emballage tissu simple à réaliser :

Etape 1 :

– Munissez-vous d’un tissu carré d’environ 25 cm x 25 cm (dimensions valables pour une pile de 5 ou 6 livres petit et/ou grand format ; prévoir un peu plus grand pour le transport de bandes dessinées).
– Positionnez-le en losange devant vous.

Etape 2 :

– Déposez votre pile de livres au centre du tissu, à l’horizontale.

Etape 3 :

– Réunissez les deux coins verticaux du tissu au dessus de votre pile.

Etape 4 :

– Nouez-les ensemble avec un nœud double.

Etape 5 :

– Réunissez les deux coins horizontaux du tissu au-dessus de la pile.

Etape 6 :

– Nouez-les ensemble avec un nœud double.

Etape 7 :

– Tadam ! Votre sac en tissu improvisé est prêt. Vous pouvez le transporter en vous servant du dernier nœud double comme d’une anse.

 

Merci à Laurence, de l’association Matsuri Events, qui a animé l’atelier furoshiki lors de la Nuit de la Lecture 2020. On lui doit l’idée de cet article !

 

Avis aux amateurs !

La Médiathèque de Lattes sera présente à la soirée de courts-métrages « Fenêtre sur courts #2 », organisée par l’association Les Amis de Jacques Cœur, le vendredi 06 mars 2020.

Venez nous y rejoindre !

Pour plus d’informations, contactez le théâtre Jacques Cœur au 04 99 52 95 00

Thématique « Japon » : nos coups de cœur…

Une sélection de romans adultes qui nous ont emballé, en lien avec la thématique Japon du 1er trimestre 2020 :

1. KONBINI DE SAYAKA MURATA ( COTE R. MUR)

Keiko travaille à temps partiel dans un konbini, une supérette de quartier ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sa vie tout entière est vouée à son job. Employée modèle, mémoire de la boutique, elle est « une pièce du mécanisme », « un outil ». Il y a quelque chose de robotique dans sa dévotion professionnelle. Mais son instrumentalisation ne la gêne pas. Au contraire. Grâce au konbini, notre héroïne a trouvé sa place dans le monde. Sauf que Keiko approche de la quarantaine et qu’elle est célibataire. Au Japon on préfère les femmes de son âge, mariée, ou occupant un poste à responsabilités. Bien que vaguement consciente de sa situation, Keiko ne s’en préoccupe pas outre mesure. Jusqu’à l’arrivée d’un employé peu commode : Shirata…
Tranche de vie inspirée de la propre expérience de l’auteure, Konbini traite de la marginalisation dans une société japonaise où la pression sociale est si forte qu’elle confine à la violence morale. Pour s’en protéger certains adoptent des attitudes extrêmes : ils vivent en parasite au fond d’une baignoire ou trouvent un équilibre mental dans les rayonnages d’une supérette…
Un roman beaucoup moins léger qu’il n’y paraît, où s’entremêlent description du quotidien et questionnement existentiel, dans un style efficace et dépouillé.

2. LES MENSONGES DE LA MER DE KAHO NASHIKI (COTE R. NAS)

On a tendance à l’oublier : le Japon est un archipel d’îles qui s’étendent sur une vaste longitude. Les plus au sud bénéficient d’un climat chaud, ainsi que de coutumes singulières, teintées d’animisme. La réalisatrice Naomi Kawase en a donné un aperçu dans son film Still the water.
C’est dans l’une de ces îles méridionales, Osojima, que se déroule l’action des Mensonges de la mer. On y suit Akino, jeune professeur en géographie humaine, venu explorer les lieux pendant ses vacances. Nous sommes dans les années trente. Conversations érudites, rencontres amicales et explorations topiques vont constituer le programme des vacances d’Akino.
D’emblée, la description de l’île et de ses différents sites transporte le lecteur. À tel point qu’on ne sait plus s’il s’agit d’un endroit réel ou merveilleux. Le passé religieux de l’île, fait de superstitions, de constructions énigmatiques et de massacres entre bouddhistes et shintoïstes, contribue à créer une atmosphère mystérieuse, presque irréelle.
Mais quand Akino revient cinquante ans après son premier séjour, les infrastructures touristiques ont envahi l’île. La magie d’antan a disparu. Il ne reste que des souvenirs, des fantômes et des interrogations. Tout n’est que mirage, autrement dit « mensonge de la mer », selon l’expression locale. Peut-être même la vie…
Un livre riche, aux sujets abondants et aux réflexions variées.

3. QUAND LE CIEL PLEUT D’INDIFFÉRENCE D'IZUMI SHIGA (COTE R. SHI)

Le livre d’Izumi Shinga fait partie de ces ouvrages, représentatifs d’une certaine écriture japonaise, qui décrivent une brève incursion dans la vie d’un personnage, souvent narrateur de l’histoire. Il n’y a pas vraiment de début ni de fin, sinon la vie qui continue. Le style y est sans fioritures, mais non pas dénué de poésie. C’est la poésie du quotidien et de la simplicité.
En l’occurrence, le quotidien de Yohei a pour décor la ville d’Okuma, dévastée par le tsunami de 2011 et l’accident de Fukushima qui s’ensuivit. Là, les morts côtoient les survivants, par leurs cadavres abandonnés dans les décombres, mais aussi par le souvenir…
Pourquoi Yohei reste-t-il malgré les injonctions des autorités ? Parce que sa mère se trouve à Okuma. Gravement malade, elle ne peut pas être déplacée. Mais la dévotion filiale de Yohei ne cacherait-elle pas autre chose ? Cette autre chose n’aurait-elle pas un rapport avec la petite Misuzu qu’il a connue enfant ?
La gamine possédait un paon.
Dans la quête de sens de Yohei, face à l’inacceptable réalité, l’oiseau devient une figure symbolique. Il fait office de lien. Les situations et les époques entrent en résonance. Par un magnifique jeu de miroirs, la double catastrophe naturelle et nucléaire devient une allégorie du parcours de Yohei, lui-même allégorie de la catastrophe.
Le calvaire présent de Yohei prend des allures de rédemption. L’homme règle ses comptes avec les drames de l’existence, avec la ville dévastée et sa mère tout aussi dévastée par l’âge.
Quoi qu’il en soit, la vie continuera.
Elle pourrait bien prendre les traits d’une certaine Reiko Mimura…

ET AUSSI :
- Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa
- Le restaurant de l'amour retrouvé de Ito Ogawa
- La péninsule aux 24 saisons de Mayumi Inaba

 

Coup de ♥ DVD : 303 x OH LUCY ! x RETOUR DE FLAMME

L’amour, c’est mieux à trois.

N’y voyez là rien de scandaleux, c’est juste qu’à la médiathèque de Lattes, quand on aime on ne compte pas ! Cette fois-ci ce ne sont donc pas un, mais trois films qui ont conquis nos cœurs ces dernières semaines. Et puis ne dit-on pas : 1+1 = 3 ?!

… ou plutôt 303. Derrière ce drôle de titre se cache une pépite de fraîcheur : un road trip à travers l’Europe, de l’Allemagne jusqu’au Portugal, en passant par la Belgique et la France. Et oui, 303 n’est pas une référence à un quelconque numéro de chambre d’hôtel mais bien au modèle de van dans lequel Jule, une étudiante idéaliste, et Jan, un jeune auto-stoppeur, vont voyager, s’affronter, se confronter, se réconcilier… Car que fait-on en voiture sinon discuter ? Dans ce cocon hors du temps Jan et Jule vont parler, parler, parler… de tout, de rien, mais au fond, d’eux ; au rythme bucolique des paysages champêtres et des lieux traversés ils vont débattre : de la mort, de la vie, de l’amour. Jusqu’à une magnifique scène de baiser, d’une délicate sensualité…  Servi par une photographie très 70’s, le film baigne dans une atmosphère empreinte de douceur et nous laisse complètement chaviré…

De road trip sentimental aussi, il est question dans Oh Lucy !. Où l’on suit Setsuko, une tokyoïte dont la vie terne et solitaire va brusquement s’ouvrir à la fantaisie à la faveur d’une improbable rencontre avec un professeur d’anglais aux méthodes peu orthodoxes (Josh Harnett, à contre-emploi). Quand ce dernier disparaît du jour au lendemain, Setsuko part à sa recherche et embarque sa sœur dans une quête qui la mènera jusqu’à la Californie… Sur fond de choc des cultures (ressort toujours efficace à la cocasserie, dont le climax figure ici dans la scène du cours d’anglais. Une leçon d’où notre héroïne ressortira affublée d’une improbable perruque blonde !), le film dépeint les 1001 nuances de l’amour. Autant de touches de couleurs dans un monde citadin largement dominé par le gris, les tons sourds et éteints. Voir peu à peu cette femme s’épanouir et se révéler à elle-même nous rappelle à quel point l’amour peut nous ramener à la vie, pour le meilleur…

… et pour le pire. Ce pire-là que goûtent Marcos et Ana, c’est celui du nid vide, de l’usure du temps, des sentiments qui se fanent, de l’indifférence qui s’installe, des conversations qui se meurent… Marcos et Ana, 25 ans de mariage et une séparation au bout du compte. Mais comment faire face à soi après une vie passée à deux ? Au-delà du seul thème du divorce (tracasseries administratives et autres joyeusetés incluses) se profile celui de la crise existentielle et, à ce titre, le film pose une question cruciale : l’individu est-il soluble dans l’eau de vaisselle du couple ? Épineuse question, que Juan Vera, le réalisateur, se laisse le temps d’explorer. Scrutant les mouvements infimes, les hésitations et le pas de deux de ses personnages sur plusieurs années. Se séparer pour mieux se retrouver ? A chacun ses secrets…

Références
303, de Hans Weingartner (2018)
Cote : F WEI
Référence
Oh Lucy !, d'Atsuko Hirayanagi (2017) 
Cote : F HIR
Référence
Retour de flamme, de Juan Vera (2018) 
Cote : F VER

Thématique BD « Angoulême 2020 » – janvier 2020

Téléchargement au format PDF

Le 29 janvier dernier, le festival d’Angoulême décernait son Grand Prix à Emmanuel Guibert pour « l’ensemble de son oeuvre et son empreinte sur l’histoire de la bande-dessinée ».

Scénariste des séries jeunesse Ariol et Sardine de l’espace, pour lesquels il a notamment collaboré avec Joann Sfar, Guibert s’est aussi distingué en participant à des ouvrages adultes comme la trilogie Le photographe, évoquant une authentique mission humanitaire en Afghanistan.

L’ensemble de ces titres est présenté sur la table thématique que la Médiathèque de Lattes dédie à l’artiste, ainsi qu’aux deux autres auteurs ayant concouru avec lui pour la finale du Grand Prix d’Angoulême  : la française Catherine Meurisse et l’américain Chris Ware.

 

Thématique « Japon » – 1er trimestre 2020

Le Japon n’a jamais eu autant la côte. Pour preuve le véritable boom touristique que connaît le pays depuis quelques années. À tel point que certaines localités japonaises ont décidé d’interdire aux touristes de prendre des photos. Paraît-il que ça gênerait particulièrement les geishas, qui se transformeraient en véritables cibles sous l’objectif des rustres visiteurs étrangers (on le sait le touriste a tendance à ne rien respecter).

Cela n’empêche pas la France et le Japon d’entretenir des relations cordiales, voire passionnées (la France est le deuxième consommateur au monde de mangas, directement après le Japon). 2018 fut d’ailleurs l’année de célébration  du 160ème anniversaire des relations franco-japonaises.

Avec deux ans de retard (oups!) la Médiathèque de Lattes vous propose une incursion au pays du soleil levant avec une méga thématique sur le sujet, tous supports confondus !

Sans oublier un programme spécial Japon pour la Nuit de la Lecture 2020 !

Romans adultes :

Téléchargement au format PDF

DOCUMENTAIRES ADULTES :

Téléchargement au format PDF

Jeunesse :

Téléchargement au format PDF

Cinéma :

Téléchargement au format PDF

 

Calendrier de l’avent spécial « films de noël »

Parce que Noël, ce n’est pas que pour les enfants, nous vous avons « suédé »* un calendrier de l’avent cinématographique ! Cliquez sur chaque image pour découvrir nos suggestions de films pour vous accompagner tout au long de ce mois de décembre.

Calendrier de l’avent cinématographique 2019

*Le suédage est le remake d’un film réalisé dans des conditions artisanales voire rudimentaires, avec des acteurs qui en rejouent les scènes plus ou moins fidèlement, parfois seulement de mémoire. Confinant au pastiche, cette activité a été nommée d’après le film Soyez sympas, rembobinez, de Michel Gondry, sorti en 2008 (source : wikipedia)

On écoute en ce moment à la Médiathèque… novembre 2019

Téléchargement de la liste des titres au format PDF

Mais pourquoi n’y a-t-il plus de playlists des écoutes musicales sur le site de la Médiathèque ?!

Tout simplement parce qu’il n’y a plus d’écoutes musicales à la Médiathèque en ce moment. La faute aux vieux os du chef qui l’ont obligé à s’absenter pour un temps tout à fait défini. Et comme les écoutes musicales, ce sont les bébés du chef, eh bien plus d’écoutes en attendant son retour !

Ce n’est pas pour autant que la musique doit s’arrêter (The show must go on comme disait le regretté Freddie…). Alors le reste de l’équipe s’est mobilisé pour vous proposer une sélection de sons nouveaux, de coups de cœur… bref de ce qui passe en ce moment sur les platines de la Médiathèque. D’où le titre de la rubrique.

Bien sûr, l’ensemble des disques est empruntable aux conditions habituelles. Donc si vous repérez quelque chose qui vous plait, n’hésitez pas à venir nous le réclamer !

 

Thématique « Arbres » – novembre 2019

Enracinez-vous profondément dans la terre, étirez-vous vers le ciel et laissez monter la sève en vous !

À l’initiative de la Maison de la Nature et de l’association Lattes en transition, la commune de Lattes participe ce mois-ci au festival Plantons 1 million d’arbres.

Plusieurs animations auront lieu à cette occasion.

La Médiathèque de Lattes y prend modestement part en vous proposant une projection du documentaire Les arbres remarquables le 8 novembre, ainsi qu’une table thématique dont vous trouverez les détails ci-dessous. Pour renouer avec la part végétale du monde !

Téléchargement au format PDF

 

Thématique cinéma : le western

Il est du cinéma comme de la cuisine : tout le génie se niche dans l’art d’accommoder les ingrédients.

Prenez donc un territoire, l’ouest des Etats-Unis, une période, le XIXème siècle, ajoutez un cow-boy, laisser reposer avec un indien, saupoudrez le tout de chevauchées, duels et bagarres et vous obtiendrez un western. Ou plutôt DES westerns. Car l’histoire de ce genre nous le montre : il existe autant de westerns que de réalisateurs. A chacun sa recette !

N’hésitez pas à piocher parmi nos DVD à la Médiathèque et à venir à la soirée cinéma consacrée au western le 15 novembre prochain ! (pour plus de renseignements, cliquez ICI)

Thématique « Criminologie – Yves Desmazes » – automne 2019

 

À l’occasion de la conférence d’Yves Desmazes sur la police scientifique, la Médiathèque de Lattes propose à ses lecteurs de découvrir les romans de cet auteur local, ainsi qu’une sélection de documentaires en lien avec la conférence.

Œuvres d’Yves Desmazes :

Téléchargement au format PDF

Documentaires sur la criminologie :

Téléchargement au format PDF

 

Internationales de la Guitare 2019

Du 14 septembre au 12 octobre 2019 se tiendra la 24e édition des Internationales de la Guitare Sud de France.

Lors de ce festival intense et proche de son public, plus de 100 concerts et évènements vont se déployer de Montpellier à Toulouse ainsi que dans une vingtaine d’autres communes de la région.

La Commune de Lattes s’associe à l’évènement et vous propose un concert au Théâtre Jacques Cœur, un spectacle jeune public réservé aux élèves des écoles primaires de Lattes et une table thématique au sein de la Médiathèque avec un grand choix d’albums musicaux !

Programmation du Théâtre Jacques Cœur – saison 2019-2020

Téléchargement au format PDF

 

Retrouvez les textes à l’origine des spectacles de la nouvelle saison du Théâtre Jacques Cœur, sur la table dédiée à l’entrée de votre Médiathèque. Empruntables aux conditions habituelles

Programme complet de la saison théâtrale :