PETITS OISEAUX, Yokô Ogawa

Il est le seul à pouvoir apprendre la langue pawpaw afin de communiquer avec son frère aîné, cet enfant rêveur qui ne parle que le langage des oiseaux, n’emploie que ces mots flûtés oubliés depuis longtemps par les humains. Après la mort de leurs parents, les deux hommes demeurent ensemble dans la maison familiale. D’une gentillesse extrême, l’aîné se voit bientôt confier l’entretien de la volière de l’école maternelle, devant laquelle les deux frères aiment à s’attarder pour palabrer avec les moineaux de Java, les bengalis ou les canaris citron. Un jour pourtant le calme du quartier semble en danger : une enfant de l’école disparaît. Petits oiseaux est une fable d’une douceur salvatrice, un éloge de la différence dans lequel la solitude conduit à un bel univers, un repli du temps préservant l’individu de ses absurdes travers, un pays où s’éploient la musique du poème, celle des histoires et des chants d’oiseaux, celle des mots oubliés.

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