Retour sur les écoutes musicales du 29 juin 2019 (Audiofil 080)

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La compétition tant attendue vient de s’achever et le résultat est tombé…
Non, nous ne parlons pas de football féminin mais de blind-test dans le cadre des Audiofils (le n°080).
Cette année, le vainqueur est une “vainqueuse” : Audrey, qui a mis la pression dès le départ, mené de bout en bout et remporté la victoire haut la main et l’oreille. Certains en sont encore tout chafouins, impressionnés et abasourdis (nous disons bien certains et pas certaines… le masculin est de circonstance !).
Bravo à Audrey.

Pourtant rien d’insurmontable dans ce choix plutôt classique (fait par les participants !) où se côtoyaient Copland et Bruckner, Auric et Wagner et où un Legrand a pu en cacher un autre. La fauvette des jardins a apparemment posé problème à tous, et des pièges étaient tendus, prêts à se refermer sur l’auditeur.

Schlack ! Vicieux ce Who chanté par le bassiste, taquin ce Peter Gabriel peu connu, rappé par deux autres interprètes, et piégeant ce Lockwood déjà entendu deux fois et qu’on a sur le bout de la langue.
Alors, au vu de la playlist, combien en auriez-vous trouvés ?

La nouvelle saison des écoutes musicales débutera en principe le 23 novembre. Oui vous avez bien lu. C’est loin, c’est tard, beaucoup plus que d’habitude, contretemps divers et variés obligeant !
D’ici là, bonnes vacances, bonne rentrée, joyeux Halloween et tout le toutim !

 

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Retour sur les écoutes musicales du 15 juin 2019 (Audiofil 079)

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Les 79èmes écoutes musicales, le 15 juin dernier, déroulées se sont.

Bon… nous reprenons de suite la parole et le flambeau à Maître Yoda car il est sympathique mais un peu pénible à suivre. La thématique de l’audiofil a donc été, vous l’aurez deviné, Star Wars. Plus exactement, Thibault nous a décortiqué la bientôt nonalogie de George Lucas et consorts sous l’angle de la musique et du fameux (faux) retraité John Williams.

Nous avons abordé les thèmes récurrents attachés aux personnages (des leitmotiv, comme chez Richard Wagner), les variations, le rôle des instruments, les orchestrations et rebondi de trilogie en trilogie. Les détails techniques ont côtoyé les anecdotes et le tout baignait dans la force des notes, une évidence dès lors qu’on s’affranchit des images.

Encore bravo à Thibault pour son travail précis et encyclopédique.

Enfin, rendez-vous final de la saison des écoutes musicales pour le blind test qui démarrera – attention – à 10h00 pétantes. Les retardataires marqueront moins de points…

 

 

Coup de ♥ DVD : MIRAI, MA PETITE SOEUR, de Mamoru Hosoda

Japanime : un mot-valise pour un coup de cœur dépaysant ! Mirai, ma petite sœur, nous vient en effet tout droit du Japon, où le film d’animation est une industrie (qui a bercé l’enfance de toute une génération à coup de kamehameha ravageurs) mais aussi un art à part entière, avec ses réalisateurs stars et ses studios phares.

Passé par le mastodonte Toei Animation (à qui l’on doit les cultissimes Dragon Ball, Sailor Moon ou plus récemment One piece) et par les studios Ghibli, Mamoru Hosoda a longtemps été considéré comme l’héritier de Miyazaki. Si son trait se rapproche effectivement de celui du Maître, il a su développer un univers à part entière, qui mêle l’imaginaire à l’ordinaire pour en révéler toute la poésie*.

C’est finalement cet art de la nuance qui caractérise le mieux l’œuvre du réalisateur. C’est ainsi que, dans un pays fortement marqué par l’antagonisme entre tradition et modernité, Hosoda refuse la confrontation et lui préfère la synthèse : si le titre du film, Miraï, signifie avenir, c’est à l’ancienne qu’il travaille ses dessins, tous minutieusement réalisés à la main. La finesse du trait n’a d’égal que la précision des détails : la maison, modèle de réalisme (dont le plan a été travaillé avec un véritable architecte !), va paradoxalement devenir le théâtre de l’imagination du petit Kun, tout juste promu grand frère, et qui voit l’arrivée de sa petite sœur Miraï d’un mauvais œil…

Mais au-delà de Kun et de son attendue jalousie, c’est chacun qui doit trouver sa place au sein de la famille. Une des forces du film réside d’ailleurs dans cette honnêteté : une naissance est un séisme pour les enfants autant que pour les adultes. Aucune difficulté n’est éludée : fatigue des parents, crises de colère de l’enfant, logistique**… Chaque problème est traité avec toute l’attention et la légitimité qu’il mérite, sans manichéisme, permettant une totale empathie avec chacun des personnages.

Foisonnant, Miraï, ma petite sœur, aborde également en filigrane des thèmes aussi variés que le handicap, la guerre, la filiation…

Un film d’une grande finesse et d’une rare humanité, à partager en famille !

* C’est ainsi que le groupe LVMH s’est alloué les services de ce réalisateur connu et reconnu pour signer un (très joli) spot publicitaire pour sa marque Louis Vuitton. Car le propre du luxe n’est-il pas de faire rêver le commun des mortels (et ainsi d’accessoirement s’assurer l’audience la plus large possible dans cet el dorado financier que représente le Japon pour le très prosaïque secteur du luxe…).

** c’est assez rare pour le souligner : c’est ici le père qui s’occupe des enfants et travaille à la maison tandis que la mère reprend le travail. A cet égard aussi le film fait preuve de modernité dans ses représentations.

Référence
Miraï, ma petite soeur, de Mamoru HOSODA (2018)
Cote : A HOS