Tuto malin : transporter vos livres à la japonaise…

La thématique Japon, qui a occupé nos tables tout au long du premier trimestre 2020, touche à sa fin. Pour la clore en beauté, voici un tutoriel furoshiki. Ou comment transporter vos livres dans un emballage tissu simple à réaliser :

Etape 1 :

– Munissez-vous d’un tissu carré d’environ 25 cm x 25 cm (dimensions valables pour une pile de 5 ou 6 livres petit et/ou grand format ; prévoir un peu plus grand pour le transport de bandes dessinées).
– Positionnez-le en losange devant vous.

Etape 2 :

– Déposez votre pile de livres au centre du tissu, à l’horizontale.

Etape 3 :

– Réunissez les deux coins verticaux du tissu au dessus de votre pile.

Etape 4 :

– Nouez-les ensemble avec un nœud double.

Etape 5 :

– Réunissez les deux coins horizontaux du tissu au-dessus de la pile.

Etape 6 :

– Nouez-les ensemble avec un nœud double.

Etape 7 :

– Tadam ! Votre sac en tissu improvisé est prêt. Vous pouvez le transporter en vous servant du dernier nœud double comme d’une anse.

 

Merci à Laurence, de l’association Matsuri Events, qui a animé l’atelier furoshiki lors de la Nuit de la Lecture 2020. On lui doit l’idée de cet article !

 

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Confinés… (mais cultivés) #1 – kids

Pour inaugurer le premier article de cette rubrique inédite, nous vous proposons une sélection spécial “parents épuisés / à court d’idées / surbookés” (bref, parents confinés).

Vous en avez assez de lire T’choupi va au pot pour la 18ème fois de la journée (car oui, tout en étant un parent bienveillant pleinement conscient de l’importance de la répétition dans le processus d’appropriation du récit et d’apprentissage de l’enfant vous n’en restez pas moins un humain doté d’un stock de patience limité) ?!

L’école des loisirs a pensé à vous ! La célébrissime maison d’édition vous offre gratuitement quelques-un de ses Albums filmés, à visionner en ligne. Vous reconnaitrez ici le personnage fétiche de Mario Ramos dans C’est moi le plus beau.

Vous trouvez que vos enfants passent déjà (beaucoup) trop de temps sur les écrans ? Pas de problème, vous pouvez vous tournez vers la version podcast. France Inter propose ainsi gratuitement l’excellent Une historie et… OLI. Et hop ! 5 min de répit !

Si vous en avez encore l’énergie, vous pouvez profiter de ce temps mort pour boire un mojito fureter sur papapositive.fr, une véritable mine d’or pour les petits comme pour les grands. Vous y trouverez aussi bien les vidéos des albums de la série Quelle Histoire… mais aussi des propositions d’activités manuelles sans oublier des articles très intéressants pour aider les parents dans leur quotidien !!

Et pour aider les enfants dans l’accueil de leurs émotions durant cette période délicate, nous vous recommandons ce cahier imaginé par Isabelle Filliozat, et gratuitement mis à disposition par les éditions Nathan durant le confinement. A vos ciseaux, à vos crayons et à notre imagination ! Confiné, cultivé… apaisé !

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Votre attention, s’il-vous-plaît…

La Médiathèque de Lattes est fermée jusqu’à nouvel ordre

  • La boîte de retour n’est plus utilisable pendant cette période
  • Conservez les documents que vous avez empruntés jusqu’à la réouverture de la Médiathèque, en ne tenant pas compte de la date de retour qui vous a été donnée lors du prêt
  • Évitez de vous déplacer

 

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Avis aux amateurs !

La Médiathèque de Lattes sera présente à la soirée de courts-métrages “Fenêtre sur courts #2”, organisée par l’association Les Amis de Jacques Cœur, le vendredi 06 mars 2020.

Venez nous y rejoindre !

Pour plus d’informations, contactez le théâtre Jacques Cœur au 04 99 52 95 00

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Thématique “Japon” : nos coups de cœur…

Une sélection de romans adultes qui nous ont emballé, en lien avec la thématique Japon du 1er trimestre 2020 :

1. KONBINI DE SAYAKA MURATA ( COTE R. MUR)

Keiko travaille à temps partiel dans un konbini, une supérette de quartier ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sa vie tout entière est vouée à son job. Employée modèle, mémoire de la boutique, elle est “une pièce du mécanisme”, “un outil”. Il y a quelque chose de robotique dans sa dévotion professionnelle. Mais son instrumentalisation ne la gêne pas. Au contraire. Grâce au konbini, notre héroïne a trouvé sa place dans le monde. Sauf que Keiko approche de la quarantaine et qu’elle est célibataire. Au Japon on préfère les femmes de son âge, mariée, ou occupant un poste à responsabilités. Bien que vaguement consciente de sa situation, Keiko ne s’en préoccupe pas outre mesure. Jusqu’à l’arrivée d’un employé peu commode : Shirata…
Tranche de vie inspirée de la propre expérience de l’auteure, Konbini traite de la marginalisation dans une société japonaise où la pression sociale est si forte qu’elle confine à la violence morale. Pour s’en protéger certains adoptent des attitudes extrêmes : ils vivent en parasite au fond d’une baignoire ou trouvent un équilibre mental dans les rayonnages d’une supérette…
Un roman beaucoup moins léger qu’il n’y paraît, où s’entremêlent description du quotidien et questionnement existentiel, dans un style efficace et dépouillé.

2. LES MENSONGES DE LA MER DE KAHO NASHIKI (COTE R. NAS)

On a tendance à l’oublier : le Japon est un archipel d’îles qui s’étendent sur une vaste longitude. Les plus au sud bénéficient d’un climat chaud, ainsi que de coutumes singulières, teintées d’animisme. La réalisatrice Naomi Kawase en a donné un aperçu dans son film Still the water.
C’est dans l’une de ces îles méridionales, Osojima, que se déroule l’action des Mensonges de la mer. On y suit Akino, jeune professeur en géographie humaine, venu explorer les lieux pendant ses vacances. Nous sommes dans les années trente. Conversations érudites, rencontres amicales et explorations topiques vont constituer le programme des vacances d’Akino.
D’emblée, la description de l’île et de ses différents sites transporte le lecteur. À tel point qu’on ne sait plus s’il s’agit d’un endroit réel ou merveilleux. Le passé religieux de l’île, fait de superstitions, de constructions énigmatiques et de massacres entre bouddhistes et shintoïstes, contribue à créer une atmosphère mystérieuse, presque irréelle.
Mais quand Akino revient cinquante ans après son premier séjour, les infrastructures touristiques ont envahi l’île. La magie d’antan a disparu. Il ne reste que des souvenirs, des fantômes et des interrogations. Tout n’est que mirage, autrement dit “mensonge de la mer”, selon l’expression locale. Peut-être même la vie…
Un livre riche, aux sujets abondants et aux réflexions variées.

3. QUAND LE CIEL PLEUT D’INDIFFÉRENCE D'IZUMI SHIGA (COTE R. SHI)

Le livre d’Izumi Shinga fait partie de ces ouvrages, représentatifs d’une certaine écriture japonaise, qui décrivent une brève incursion dans la vie d’un personnage, souvent narrateur de l’histoire. Il n’y a pas vraiment de début ni de fin, sinon la vie qui continue. Le style y est sans fioritures, mais non pas dénué de poésie. C’est la poésie du quotidien et de la simplicité.
En l’occurrence, le quotidien de Yohei a pour décor la ville d’Okuma, dévastée par le tsunami de 2011 et l’accident de Fukushima qui s’ensuivit. Là, les morts côtoient les survivants, par leurs cadavres abandonnés dans les décombres, mais aussi par le souvenir…
Pourquoi Yohei reste-t-il malgré les injonctions des autorités ? Parce que sa mère se trouve à Okuma. Gravement malade, elle ne peut pas être déplacée. Mais la dévotion filiale de Yohei ne cacherait-elle pas autre chose ? Cette autre chose n’aurait-elle pas un rapport avec la petite Misuzu qu’il a connue enfant ?
La gamine possédait un paon.
Dans la quête de sens de Yohei, face à l’inacceptable réalité, l’oiseau devient une figure symbolique. Il fait office de lien. Les situations et les époques entrent en résonance. Par un magnifique jeu de miroirs, la double catastrophe naturelle et nucléaire devient une allégorie du parcours de Yohei, lui-même allégorie de la catastrophe.
Le calvaire présent de Yohei prend des allures de rédemption. L’homme règle ses comptes avec les drames de l’existence, avec la ville dévastée et sa mère tout aussi dévastée par l’âge.
Quoi qu’il en soit, la vie continuera.
Elle pourrait bien prendre les traits d’une certaine Reiko Mimura…

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