On a dévoré NOS RICHESSES de Kaouther Adimi

FICHE TECHNIQUE :
Titre : Nos richesses
Auteur : Kaouther Adimi
Pays : Algérie
1ère année de parution : 2017

Cote : R. ADI

 

“Il n’est jamais simple d’être heureux à Alger, même débarrasser une librairie et filer se transforme en épopée !”

 

Rue d’Alger

Avec Nos richesses, Kaouther Adimi ne nous offre pas un ouvrage mais trois. Elle raconte d’abord Alger, magnifiée dans une superbe introduction touristique, où le style précis, épuré mais néanmoins poétique de l’auteure fait des merveilles. Dans cette Alger de 2017, la bibliothèque “Les vraies richesses” ferme définitivement ses portes. Le jeune Ryad est chargé de nettoyer l’endroit. Mais son travail ne se fera pas sans mal. Car la bibliothèque a une histoire. Autrefois c’était une librairie. Et son fondateur, Edmond Charlot, un pionnier, ami de Camus et de tant d’autres.

Même si le jeune Ryad n’aime pas les livres, il ne peut rester insensible à un tel passé qu’il sent peser sur lui. D’autant plus qu’Abdallah, ancien gardien des lieux, ne le lâche pas d’une semelle. Ah ! Les dialogues entre Abdallah et Ryad ! Un vrai régal ! Et toute la vie grouillante d’Alger, en toile de fond : c’est si drôle, si tendre, si authentique !

À côté de cette Alger contemporaine, nous découvrons le journal intime d’Edmond Charlot lui-même, entre 1935 et 1961, depuis l’ouverture de la librairie “Les vraies richesses” jusqu’à son retour au pays, après avoir tenté sa chance à Paris.

Edmond Charlot

On sait que l’Histoire avec un grand H n’a pas épargné l’Algérie pendant cette période : colonisation, seconde guerre mondiale, indépendance… C’est l’occasion pour l’auteure de resituer la petite histoire dans la grande. De rappeler toutes les vexations subies par le peuple algérien.

Tenant la promesse de son titre, Nos richesses est un concentré de deux-cents pages qui se lit d’une traite, comme on déguste un thé à la menthe : un tiers de sucre pour la douceur, un tiers de menthe pour la fraîcheur, un tiers de thé pour l’amertume.

Acquisitions littérature adultes – janvier 2018

Téléchargement au format PDF

 

Janvier a la réputation d’être un mois déprimant. Parce que les réjouissances de fin d’année sont terminées. Parce qu’il faut serrer la ceinture et que c’est l’hiver.

Pour aider à faire passer la pilule, voici un petit rab de romans, dont le maître-mot semble être “évasion”.

L’Australie, le Japon, l’Afrique du Sud, l’Inde, l’Autriche, les Amériques… il ne vous reste plus qu’à choisir votre destination !

 

Acquisitions documentaires adultes – janvier 2018

Téléchargement au format PDF

 

En ce début d’année, vous avez envie de voyager ? De découvrir de nouvelles cultures ? De nouvelles personnalités ? De nouvelles technologies ?

De comprendre les rouages de l’économie ? D’explorer la face obscure de l’Histoire ? De vous mettre en phase avec Dame Nature ?

Pour vous aider à tenir ces bonnes résolutions, la Médiathèque de Lattes vous offre pas moins de 31 nouveaux documentaires, à consulter sur place ou à emprunter.

Et bonne année à tous !

On s’est laissé envoûter par LE TREIZIÈME CONTE de Diane Setterfield

FICHE TECHNIQUE :
Titre : Le treizième conte
Auteur : Diane Setterfield
Pays : Grande-Bretagne
1ère année de parution : 2006

Cote : R. SET

 

“Le silence n’est pas l’environnement naturel des histoires. Elles ont besoin de mots. Sans eux, elles se fanent, s’étiolent et meurent. Et pour finir, elles vous hantent.”

 

Manoir hanté ?

Mieux que Jane Austen, Agatha Christie et J.K.Rowling réunies, Vida Winter, personnage central du Treizième conte, est la plus grande écrivaine que l’Angleterre ait donnée au monde. C’est aussi “une raconteuse d’histoires, une fabulatrice, une menteuse”.  À tous les biographes qui sont venus frapper à sa porte, elle n’a servi que bobards, fables, salades. Elle s’est inventé mille vies, sans jamais vraiment raconter la sienne.

Mais le temps n’est plus aux duperies. L’énigme vivante qu’incarne Vinda Winter se meurt. Il faut maintenant passer aux aveux. Le besoin se fait pressant. Alors Miss Winter engage une biographe, Margaret Lea. Margaret n’est pourtant qu’une libraire. Elle n’écrit qu’en dilettante. Mais Miss Winter l’a choisie elle. C’est à Margaret qu’elle veut confier son histoire et parler de sa famille, les Angelfield.

Hallucination ou vraies jumelles ?

Manoir biscornu, secrets de famille, folie, apparitions et brouillard qui vous pénètre jusqu’à la moelle… Diane Setterfield a réuni tous les ingrédients pour recréer une Angleterre mystérieuse, digne des sœurs Brontë et consorts, auxquels son roman rend hommage. Dans ce jeu de miroirs et de faux-semblants, chaque personnage porte en lui ses propres blessures, recherche ses propres réponses, tout en faisant écho à celles des autres protagonistes.

Diane Setterfield décrit avec un style puissant la quête de soi et de ses origines, le désespoir et l’absence, mais aussi le processus d’imagination. Beaucoup de ses phrases ont l’étoffe d’une citation. Elles contribuent à faire du Treizième conte une de ces histoires qui, même formalisées avec des mots, vous hantent durablement. Pas étonnant que la BBC en ait tiré un téléfilm en 2013, avec Vanessa Redgrave dans le rôle de Vida Winter !