Coup de ♥ jeunesse : AU BUREAU DES OBJETS TROUVÉS de Junko Shibuya

FICHE TECHNIQUE :
Titre : Au bureau des objets trouvés
Auteur : Junko Shibuya
Année publication : 2016

Cote : A. SHI

 

Monsieur Chien travaille au bureau des objets trouvés.
L’occasion pour lui et pour nous de faire connaissance avec un tas d’animaux et d’apprendre que les apparences sont parfois trompeuses…

À chaque page, l’enfant tente de deviner quel est l’animal qui a perdu son ou ses accessoires.

Un livre à partager, qui suscite l’intérêt des jeunes lecteurs par ses répétitions et devinettes.

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Coup de ♥ DVD : FOOD COOP, de Tom Boothe

Non, Food Coop n’est pas un énième documentaire sur le bio, les circuits courts, les petits producteurs, les hippies, les hipsters, les bobos. Ce n’est même pas un film sur une “belle-aventure-humaine” (bien que ça en soit une !).

Caméra au poing, Tom Boothe nous entraîne au cœur de la coopérative alimentaire de Park Slope. Fondé en 1973, ce super-marché compte pas moins de 16 000 membres. Une énorme ruche, donc. Car il ne faut pas se fier aux apparences : si l’idée ressemble sur le papier à une douce utopie (chaque membre donne 3h de son temps pour avoir le droit de faire ses courses), sa mise en œuvre demande une organisation qui n’a rien à envier aux mille-feuilles administratifs les plus savoureux (ici la recette est garantie 100 % locale !). Au fil des échanges avec les “associés-patrons-employés-clients”, on y aborde des questions aussi diverses que l’état des supérettes de quartier, la dramatique absence de qualité et de variété de l’offre alimentaire aux États-Unis (à faire pâlir un français !) ou encore la gentrification du quartier.

Finalement, Food Coop serait plutôt une peinture sociologique toute en finesse…

Référence
Food Coop, de Tom Boothe (2017)
Cote : 338.1 BOO

 

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On a été électrisé par LES DERNIERS JOURS DE L’ÉMERVEILLEMENT de Graham Moore

FICHE TECHNIQUE :
Titre : Les derniers jours de l’émerveillement
Auteur : Graham Moore
Pays : États-Unis
1ère année de publication : 2016

Cote : RH. MOO

 

“Un filament porté à incandescence le révélait à lui-même tel qu’il ne se serait jamais imaginé.”

 

George Westinghouse

Englués dans notre confort moderne, nous n’avons plus conscience de ce qui se cache derrière les petits gestes du quotidien. Par exemple : allumer la lumière. Qu’y a-t-il de plus anodin et de plus insignifiant ? Nous avons oublié que pour en arriver là des cerveaux brillants, des juristes plus ou moins bien intentionnés et des financiers souvent cupides se sont livrés une âpre bataille.
C’est cette bataille que Graham Moore, jeune scénariste hollywoodien auréolé d’un Oscar, se propose de nous raconter dans Les derniers jours de l’émerveillement.

Thomas Edison

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, son livre n’est pas un documentaire. C’est un roman, dans la plus pure tradition. Son héros, Paul Cravath, n’est autre que l’avocat de Georges Westinghouse, rival de Thomas Edison dans la “Guerre des courants électriques”. Une guerre qui eut pour cadre le New-York de la fin du dix-neuvième siècle, et qui, comme toutes les guerres, ne se fit pas sans victimes. On pense notamment à la scène d’ouverture, ou encore à celle de la chaise électrique, horribles, l’une comme l’autre. Et pourtant tout ce qu’il y a de plus authentiques.

Nikola Tesla

L’ambitieux Paul mène une enquête juridique passionnante, pleine de rebondissements, d’échecs et de déconvenues jusqu’au coup de théâtre final. Grâce à lui et à sa méconnaissance scientifique, on rentre progressivement dans l’univers des inventeurs, sans jamais être noyé sous le jargon technique. Les explications sont simples, claires et justement dosées. Les chapitres courts facilitent la lecture et donnent envie d’aller toujours plus loin. Autour du jeune avocat gravitent quantité de personnages historiques hauts en couleur. Mention spéciale à Nikola Tesla, irrésistible savant fou au phrasé si particulier. Ainsi qu’à la jeune et jolie Agnes Huntington qui apporte quasiment à elle seule la touche féminine dans cette aventure essentiellement virile. Jeune et jolie, certes, mais pas potiche pour autant !

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Coup de ♥ DVD : A VOIX HAUTE, de Stéphane de Freitas

Fleurs d’éloquence, Oratio, Démosthène, La parole de Socrate… Autrefois confidentiels (ils étaient surtout l’apanage des étudiants en droit), les concours d’éloquence connaissent ces dernières années un véritable retour en grâce. Car le langage, c’est le pouvoir. Parler, c’est dialoguer, haranguer, dénoncer, exprimer… Bref, c’est être au monde.

Fort de cette conviction, Stéphane de Freitas, le réalisateur du film, a fondé Eloquentia, une association d’art oratoire.  La particularité de son concours ? Il s’adresse aux étudiants de l’université Paris 8, située en Seine-Saint-Denis. Son documentaire nous entraîne au sein d’une session de formation avec la promotion 2015…

Il n’y a aucun doute : Stéphane de Freitas maîtrise à merveille l’art de raconter. On rit, on s’émeut, on s’interroge… Il joue aussi habilement avec les contrastes : la grande aventure collective côtoie les portraits intimistes, le réquisitoire fusionne avec le quatrain, la truculence de Maître Bertrand Périer nous transporte tout autant que la poésie du slameur Loubaki… Le montage est fluide, le propos coule et on se laisse littéralement happer !

Un documentaire rafraîchissant et résolument optimiste !

Référence
A voix haute : la force de la parole, de Stéphane de Freitas (2017) 
Cote : 808.51 FRE
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On s’est régalé avec LES DÉLICES DE TOKYO de Durian Sukegawa

FICHE TECHNIQUE :
Titre : Les délices de Tokyo
Auteur : Durian Sukegawa
Pays : Japon
1ère année de publication : 2013

Cote : R. SUK

 

“Dans la vie aussi, il y a des changements de saison.”

 

Dorayakis

Le dorayaki est une pâtisserie japonaise constituée de deux pancakes fourrés à la confiture de haricots rouges. Avant janvier 2016, qui, dans l’Hexagone, connaissait cette sucrerie aux saveurs inhabituelles ?
Sans doute peu de monde en dehors des amateurs de culture nipponne.
Puis vint le film de Naomi Kawase,  Les délices de Tokyo, qui contribua largement à populariser le dorayaki. Le film permit aussi au public français de découvrir le livre de Durian Sukegawa dont il est une adaptation.

Ce livre s’ouvre sur la rencontre de Sentarô, ancien détenu en perdition, avec Tokue, sympathique grand-mère aux doigts tordus. Malgré son grand âge, Tokue insiste pour travailler avec Sentarô dans la boutique de dorayakis qu’il dirige tant bien que mal. Telle une bonne fée tombée du ciel, elle lui apprend à confectionner une confiture de haricots rouges digne de ce nom. Les dorayakis gagnent en qualité et la boutique en clientèle.
Mais un jour les clients ne viennent plus. Des rumeurs circulent à propos de Tokue. Ses doigts tordus cacheraient un secret inavouable…

Cerisier en fleur

Qu’on se le dise, Les délices de Tokyo ne parle pas que de pâtisserie. Ce n’est pas une success-story américaine où tout réussit aux héros. Sentarô et Tokue sont des naufragés de la vie qui cherchent à garder la tête hors de l’eau. À l’image du style épuré de l’auteur, leur relation froide et gênée devient, au fil des pages, plus humaine, plus poétique et philosophique. Il faut bien ça pour donner du sens à sa vie, quand elle a été broyée par une société pleine de tabous.
Comme souvent dans les œuvres japonaises, des humains brisés sont réunis par le destin et forment une improbable famille. C’est grâce à cette famille que l’espoir peut renaître, sous le patronage de l’éternel cerisier, dont les métamorphoses saisonnières évoquent le rythme bienveillant de la Nature.

 

Également disponible dans votre médiathèque, au rayon Cinéma :
Titre : Les délices de Tokyo (le film)
Réalisatrice : Naomi Kawase
Acteurs : Masatoshi Nagase, Kirin Kiki, Kyara Ushida…
Date de sortie en France : 27 janvier 2016

Cote : F KAW

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